SUR LE TOIT DE LA GRANDE ARCHE  (TEXTES EROTIQUES) posté le mercredi 29 novembre 2006 09:04

Blog de yvan1931 :textes postmodernes, SUR LE TOIT DE LA GRANDE ARCHE
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Dans la Manufacture de Munitions, collage  (TEXTES POSTMODERNES) posté le mardi 28 novembre 2006 12:16

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Le feuilleton de Jakub Šofar  (AUTEURS INVITES) posté le mardi 28 novembre 2006 09:40

Quatre textes déconstruits de Sylvie Cador 

Aby se dalo na světě ještě žít o pár minut déle (z hlediska vesmírného času), je nutno jeho stávající nápodoby, ty důtky na realitu, rozdrobit, rozložit, rozsekat - a pak znovu, o něco lépe, složit. I když za to možná lidský rod ani nestojí, pokusy je třeba provádět. Praha má v této dekonstrukci pevné místo, dva její obyvatelé - Franz Kafka a Jaroslav Hašek se o to pokoušeli obsahem svých textů, dva další, Jiří Kolář a Bohumil Hrabal, pak formou.

V Praze se vůbec dobře dekonstruuje. Na malé ploše se potkává baroko s kubismem a socialistický realismus s biedermaierem (což je skoro totéž) a Vltava, mystická česká řeka, ten eintopf podemílá, pomalu, ale neustále. Díky prohrané bitvě na Bílé hoře přestalo být město na 300 let metropolí (mimochodem tam tehdy na jedné straně bojoval i jakýsi Descartes) a zachovalo v sobě všechny stavební styly a tím i jednotlivá duchovní povětří. Takže říznout zde jednou, znamená dotknout se současně všech režimů a vládců, kteří se zde vystřídali.

Čtu-li jako Čech Dekonstrukci čtyř textů mezi Paříží a Prahou Sylvie Cador, pak musím zavrnět Sláva sláva na výsostech, Francouzi znovu objevují Prahu! To město, které v období první republiky bylo ve svých uměleckých výbojích tak francouzské, že klidně mohly na všech věžích, včetně pražské eifelky na Petříně, vlát stužky Čestné legie.

V Praze se vůbec dobře dekonstruuje, ale pak to dát dohromady - to se nám už moc nechce. Spíše křepčíme na těch atomech, na pilinách, na zlomcích, na barikádách z ticha, a řešíme český úděl.

Takže pohled z venku nám pomáhá trochu se uklidnit. Zvláště když Francouzky mají české milence. To pak ta nit mezi Prahou a Paříží je pevnější než všechna nerozborná přátelství na věčné časy.

A pak že nemohou být umělecké texty ideologické. Já jsem ho takhle přečetl.

Jakub Šofar

Pour pouvoir vivre dans notre monde quelque minutes plus longtemps, vu à l'échelle du temps Universel, il faut sectionner ses apparences, décomposer ses martinets de la réalité pour après les refaire - un peu mieux. Même si le genre humain ne le valait pas, il faudrait toujours l'essayer. C'est dans cette déconstruction que Prague a sa place méritée, deux de leurs habitants - Franz Kafka et Jaroslav Hašek l'ont pratiqué par le contenu de leurs textes, deux autres, Jiří Kolář et Bohumil Hrabal par la forme.

A Prague, l'on déconstruit vraiment bien. Sur une surface urbaine minimale le baroque rencontre le cubisme, et le réalisme socialiste rencontre le biedermeier (ce qui revient presque au même) et Vltava, le Moldau, ce fleuve Tchèque mystique le ronge lentement mais toujours par ses flots. Grâce à la Bataille de la Montagne Blanche où a participé un certain Descartes, lui aussi, cette ville a cessée d‘être une métropole pour 300 ans, mais a gardée tous ses styles architectoniques et ainsi aussi toutes les atmosphères spirituelles. C‘est à dire, couper ici ou là veut dire toucher touts les régimes et idées qui se sont succédés ici.

Si je lis, étant Tchèque, Les quatre textes déconstruits entre Prague et Paris de Sylvie Cador, je dois chuchoter Grâce à Dieu les Français redécouvrent Prague, cette ville qui entre les deux guerres était si française dans ses pulsations artistiques que sur toutes ses tours, y compris la petite tour Eifel praguoise sur la colline St. Laurent, des oriflammes de la Légion d'Honneur pourraient flotter dans le vent.

A Prague, l'on déconstruit vraiment bien, mais pour le remettre ensemble - l'on n'a pas assez de courage. Nous dansons plutôt sur ces atomes, sur cette sciure, sur ces débris, sur ces barricades du silence pour résoudre notre destinée tchèque.

Un regard de l'extérieur nous aide à nous calmer un peu. Et si une Française trouve son amour auprès d'un tchèque, alors le fil de l'amitié Prague-Paris est plus fort que toutes ces « Amitiés pour l'éternité avec le grand peuple soviétique ».

Et que les textes artistiques ne peuvent pas être idéologiques ?  C'est comme çà que j'ai lu.

Jakub Šofar

Jakub Sofar est rédacteur et critique littéraire auprès de plusieurs périodiques et revues artistiques et des textes officiels de l'Institut de relations internationales à Prague

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© translation Yvan Hladky, 2006

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SUR LE TOIT DE LA GRANDE ARCHE  (TEXTES EROTIQUES) posté le mardi 28 novembre 2006 09:30

Sur le toit de la Grande Arche / Na střeše Velké Archy 

Je ne pourrais jamais être un jeune écrivain ce soir je pourrais l'être un jeune écrivain un jeune écrivain qui écrit ses anciens textes écrire mes textes comme on brûle des anciens livres tes pensées sur mes lèvres sur le toit de la Grande Arche.

Je pourrais aussi être un jeune écrivain ce soir je pourrais l'être un jeune écrivain un jeune peintre qui écrit ses anciens textes écrire mes textes comme on brûle mes anciens livres tes pensées sur mes lèvres écrire comme je vois un sourire comme un sourire qui se perd entre mes dents qui meurt dans leurs oreilles mes doigts sur mon clavier tes doigts dans ma main dans ma main mes doigts qui glissent sur tes harnais un sourire à ton oreille un adieu que je n'entends pas glissent sur les harnais comme ils glissaient sur tes joues de tes joues à ta main de ta main à ton sexe de ton sexe à tes doigts et tes doigts qui glissent sur mes joues sur mon regard quel est mon regard fraîcheur du soir près du lac de montagnes et tes doigts dans ma main dans ma main dans mon âme dans mon âme dans mes pensées dans les pensées sur mes lèvres mes pensées sur mes lèvres et sur les tiennes tes pensées sur mes lèvres sur mes lèvres et sur mes joues sur mes joues et sur ma main dans ma main dans mon âme dans le tien dans le mien ce soir je pourrais être un jeune écrivain un peintre qui dit adieu à ses textes un sourire à ton oreille un adieu que je n'entends pas un adieu qui se perd en moi comme on brûle mes anciens livres tes pensées sur mes lèvres sur le toit comme ils glissaient sur tes joues de tes joues à ta main de ta main à ton sexe sur le toit de la Grande Arche ce jour inoubliable ce jour mes doigts qui glissent sur tes harnais un sourire à ton oreille un adieu que je n'entends pas...

Na střeše Velké Archy (DE)

Ich könnte auch ein junger Schriftsteller sein dieser Abend ich könnte es ein junger Schriftsteller sein ein junger Maler der seine alten Texte schreibt meine Texte zu schreiben wie man meine alten Bücher auf dem Dach der Grande Arche verbrennt.

Schreiben wie ein Lächeln wie ich ein Lächeln sehe das sich zwischen meinen Zähnen verliert die in ihren Ohren stirbt meine Finger auf meiner Tastatur deine Finger in meiner Hand in meiner Hand meine Finger die auf deinen Geschirren ein Lächeln an deinem Ohr rutschen ein Lebewohl das ich nicht höre rutsche auf den Geschirren wie sie auf deinen Backen deiner Backen an deiner Hand deiner Hand an deinem Geschlecht deines Geschlechtes an deinen Fingern und deinen Fingern rutschen die auf meinen Backen auf meinem Blick rutschen mein Blick Frische des Abends in der Nähe des Sees in den Bergen und deinen Fingern in meiner Hand in meiner Hand in meiner Seele in meiner Seele in meinen Gedanken in den Gedanken auf meinen Lippen halten meine Gedanken auf meinen Lippen und auf sie deine Gedanken auf meinen Lippen auf meinen Lippen und auf meinen Backen auf meinen Backen und auf meiner Hand in meiner Hand in meiner Seele im deinem in meinem diesen Abend könnte ich ein junger Schriftsteller sein ein Maler der Lebewohl an seine Texte sagt ein Lächeln an deinem Ohr ein Lebewohl dass ich kein Lebewohl höre das sich in mir verliert wie man meine alten Bücher deine Gedanken über meine Lippen auf dem Dach verbrennt wie sie auf deinen Backen deiner Backen an deiner Hand deine Hand an deinem Geschlecht auf dem unvergesslichen Dach der Grande Arche an diesem Tag an diesem Tag meine Finger rutschten auf deinen Geschirren ein Lächeln an deinem Ohr rutschen ein Lebewohl das ich nicht höre...

Na střeše Velké Archy  (US)

I could never be a young writer this evening I could be to it a young writer a young writer who writes his old texts to write my texts as one burns old books your thoughts on my lips on the roof of the Grande Arche.

I could also be a young writer this evening I could be to it a young writer a young painter who writes his old texts to write my texts as one burns my old books your thoughts on my lips to write as I see a smile as a smile which is lost between my teeth which dies in their ears my fingers on my keyboard your fingers in my hand in my hand my fingers which slip on your harnesses a smile with your ear a good-bye that I do not hear slip on the harnesses as they slipped on your cheeks of your cheeks to your hand of your hand to your sex of your sex to your fingers and your fingers which slip on my cheeks on my glance which is my glance freshness of the evening close to the lake of mountains and your fingers in my hand in my hand in my heart in my heart in my thoughts in the thoughts on my lips my thoughts on my lips and on hold your thoughts on my lips on my lips and on my cheeks on my cheeks and my hand in my hand in my heart in the yours in mine this evening I could be a young writer a painter  who says good-bye to his texts a smile with your ear a good-bye that I do not hear a good-bye which is lost in me as one burns my old books your thoughts on my lips on the roof as they slipped on your cheeks of your cheeks to your hand of your hand to your sex on the roof of the Grande Arche this unforgettable day this day my fingers which slip on your harnesses a smile with your ear a good-bye that I do not hear...

Na střeše Velké Archy (P)

Nunca poderia ser um jovem escritor esta noite, poderia ser-o um jovem escritor um jovem pintor que escreve os seus antigos textos escrevendo os meus textos como queima-se os meus antigos livros  os teus pensamentos sobre os meus lábios, escrever...

... como vejo um sorriso assim como um sorriso que se perde entre os meus dentes que morre nas suas orelhas os meus dedos sobre o meu teclado os teus dedos na minha mão na minha mão os meus dedos que deslizam sobre os teus arreios um sorriso à tua orelha um adeus que não entendo deslizando sobre os arreios como deslizavam sobre a tua bochecha da tua bochecha à tua mão da tua mão ao teu sexo do teu sexo aos teus dedos e os teus dedos que deslizam sobre a minha bochecha sobre o meu olhar qual é o meu olhar no frescor da noite perto do lago de montanhas e os teus dedos na minha mão na minha mão na minha alma na minha alma nos meus pensamentos nos pensamentos sobre os meus lábios os meus pensamentos sobre os meus lábios e sobre os deles os teus pensamentos sobre os meus lábios sobre os meus lábios e sobre as minhas bochechas sobre a minha bochecha e sobre a minha mão na minha mão na minha alma em o teu o meu esta noite poderia ser um jovem escritor um pintor que diz adeus aos seus textos um sorriso a tua orelha um adeus que não entendo um adeus que se perde como queima-se os meus antigos livros nos teus pensamentos sobre os meus lábios sobre o teto como deslizavam sobre as tuas bochechas das tuas bochechas à tua mão da tua mão ao teu sexo sobre o teto da Grande Arche este dia inesquecivel este dia os meus dedos que deslizam sobre os teus arreios um sorriso a tua orelha um adeus que não entendo...

Na střeše Velké Archy (NL)

Deze avond zou ik ook een jonge schrijver kunnen zijn ik zou het kunnen zijn een schilder die zijn oude teksten mijn teksten schrijft schrijven zoals men oude boeken jouw gedachten op mijn lippen op het dak van het Grande Arche brandt.

Ik zou eveneens een jonge schrijver kunnen zijn deze avond ik zou het kunnen zijn een jonge schrijver een jonge schilder die zijn oude teksten mijn teksten schrijft schrijven zoals men mijn oude boeken jouw gedachten op mijn lippen schrijven brandt zoals ik een glimlach die zich tussen mijn tanden verliest die sterven in hun oren mijn vingers op mijn klavier jouw vingers in mijn die op jouw paardetuigen een glimlach aan jouw oor  vaarwel zegt die ik niet hoor glijden uit op de paardetuigen zoals zij op jouw wangen aan jouw hand aan jouw geslacht aan jouw vingers en jouw uitgleden vingers die glijden uit op mijn wangen op mijn blik welk is mijn blik frisheid van 's avonds dichtbij het meer van bergen en jouw vingers in mijn hand in mijn ziel in mijn ziel in mijn gedachten in de gedachten op mijn lippen houdt mijn gedachten op mijn lippen en op jouw gedachten op mijn lippen en op mijn wangen en mijn hand op mijn hand in mijn ziel in het mijn en het dijn deze avond zou ik een jonge schrijver kunnen zijn een schilder die afscheid neemt van zijn teksten een glimlach aan jouw oor vaarwel zegt dat ik geen vaarwel hoor die zich in mij verliest zoals men mijn oude boeken brandt jouw gedachten op mijn lippen op het dak zoals zij op jouw wangen van jouw wangen aan jouw hand van jouw hand aan jouw geslacht op het dak van het Grande Arche die onvergetelijk dag die dag mijn vingers glijden uit op jouw paardetuigen een glimlach aan jouw oor vaarwel die ik niet hoor zeggen...

Na střeše Velké Archy  (CZ)

Nikdy bych se nemohl stát mladým spisovatelem dnes več;er bych jím mohl být tím mladým spisovatelem který píše své stare texty psát mé texty jako se pálí staré knihy tvých myšlenek na mých rtech na střeše Velké Archy.

Také bych mohl být dnes večer mladým spisovatelem mladým malířem který píše své staré texty ano psát mé texty jako pálit mé staré knihy a tvé myšlenky na mých rtech psát jako vidím úsměv co se ztrácí na ústech a zmírá v uších mé prsty na klávesách tvé prsty v mé ruce mé prsty klouzají po tvých kšírkách s úsměvem na tvém uchu tvé sbohem neslyším klouže po tvých kšírkách jako klouzaly po tvých tvářích s tvých tváří na ruku z ruky na pohlaví z pohlaví na prsty klouzají na tvářích a pak můj pohled ten je pohledem jednoho chladného večera na horské jezero tvé prsty v mé ruce v mé duši v mých myšlenkách na mých rtech a na tvých rtech tvé myšlenky na mých rtech a na mých tvářích ve tvé ruce v mé ruce v mé duši v tvých v mých dnes večer bych mohl být mladým spisovatelem i malířem který dává sbohem svým textům úsměv ve tvém uchu sbohem neslyším sbohem se ve mě ztrácí jako se pálí mé staré knihy tvé myšlenky na mých rtech na sřeše jakoby klouzaly po tvých tvářích po tvých tvářích na ruku a z ruky na pohlaví na střeše Velké Archy ten nezapomenutelný den ten den mé prsty klouzaly na tvých kšírkách ten úsměv na tvém uchu a sbohem které neslyším...

(Deconstruction d‘un texte multilingual / experimental)

© copyright Yvan Hladky 2006

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Dans la Manufacture de Munitions  (TEXTES POSTMODERNES) posté le lundi 27 novembre 2006 09:50

 

L‘état où notre train roule lentement en direction de l'est se compose de trois pays dont deux sont presque de formes rectangulaires tandis que le troisième s'étend comme un serpent de l‘ouest à l‘est, les montagnes à l'horizon nous accompagnent tout le temps, c'étaient quatre pays que jadis composaient ce territoire, malheureusement ce quatrième pays a été annexé (il y a des années) par un empire fraternel voisin, notre train se trouve dans une vallée clôturée par des montagnes couvertes de neige, disons que la voie ferrée est absolument droite, sans aucun virage, descente ou montée, soudain le train s'arrête au milieu des champs à proximité de la ville balnéaire où se trouve la station de correspondance au train à voie étroite, une motrice y assure le transport des visiteurs de cette ville balnéaire, la partie supérieure des deux wagons de la rame est peinte de couleur beige et au dessous des larges fenêtres se trouve une bande violette, les wagons sont tout à fait neufs, ils sentent encore les diluants et les cuirs synthétiques, les voyageurs très élégants ont seulement quelques pas à traverser entre le rapide et le quai de la rame bicolore et c'est peut-être la cause d'une réminiscence de l'arrivée à la gare de Baden-Oos d'où circule un train électrique rouge vers le centre de Baden-Baden, mais là-bas la voie va du nord au sud et ici elle disparaît derrière l'horizon à l'est, nous nous demandons encore qui des voyageurs munis de leurs belles valises et mallettes ne reconnaîtrait pas cette différence en ne pouvant jamais oublier le but de ce voyage, il ne nous reste que de monter dans cette rame aromatique, multicolore et brillante dans les rayons du soleil couchant et se rendre compte de ne pas pouvoir continuer notre voyage vers les collines renfermant la ville balnéaire et apprendre que nous ne pouvons pas traverser le pont couvert et entrer dans le parc plein de belles fleurs, même ne pas pouvoir acheter une carte d'entrée à la piscine EVA sans que nous pourrions ignorer le signification des reliefs en béton en forme du corps d'un homme qui casse symboliquement une sorte de tuyau sur son genou élevé vers le pont couvert et de même que nous ne pouvons pas rester sur ce pont et observer de près les yeux verts du visage de cette femme au regard d'un Sphinx et nous ne pouvons plus écouter l'éloge de l'animateur sur le thème de la beauté de l'impératrice Sissy et regarder entre-temps les cygnes groupés en formations irrégulières sur la rivière, vraiment même cet après midi nous ne pouvons pas nous asseoir au bord du lac et voir les ronds des Victoria Regia en fleurs, parce que sur le quai où nous sommes restés près le départ du rapide sont déjà rangés quatre vieux wagons à plateformes attelés à une locomotive Diesel qui produit un vacarme insupportable et des nuages de fumée noire, nous devons traverser les derniers kilomètres sur cette-même voie en dépassant des dizaines de wagons marchandises percés par des lierres somptueux avec des racines réelles et mystiques à la fois s'enfonçant dans la terre (quand même il peuvent partir à chaque instant, les racines se déchireront seulement et les roues rouillées vont commencer à tourner en émanant des sons aigus) et alors nous voyons que notre visite de ces célèbres bains devra être reportée à plus tard, remarquons encore les paysans à proximité, les uns ou les autres mangent lentement des grands poivrons rouges ou verts, les chevaux attelés au chariots au vieux pneus gris, les chevaux ne bougent pas, il est possible que les paysans n'ont même pas l'idée de vendre leur marchandises ou les charger dans un wagon, ils attendent seulement et juste maintenant le train se mit en marche avec un fracas remarquable et quand nous nous sommes plus tard penchés de la fenêtre et regardé en avant pour ne pas manquer le point où on peut déjà apercevoir les aiguillages de la déviation des rails manants vers les collines couvertes de bois profonds, voir si une vieille locomotive à vapeur avec une haute cheminée au dessus de... Si on essayait de soulever les lunettes de soudeur et que la lumière du jour entrait sous le support en aluminium qui fixait les verres noirs, en regardant vers la gauche ou la droite on a quand même pu voir les changements du paysage, dans les détails ou dans son ensemble... (avant tout c'est le présent dans le passé, les carreaux blancs de la station Villiers, le Music Hall Bobino et le Jardin du Luxembourg, il pleuvait en averses, les feux, rouges d'abord, changent soudain au vert et l'asphalte luisant sous les ruisseaux)...comme les racines des vieux chênes, tout ce qui ne devait pas nous être permis de voir, notre voyage durait plus que les vingt minutes prévues, les bois profonds s'écartaient de plus en plus et le pavillon circulaire avec cette coupole brillante dans les rayons du soleil levant, cette lumière encore rougeâtre, un stade, un pavillon, un édifice industriel apparaît, quelques ingénieurs en tablier blancs sont devant l'écluse en verre et l'immense coupole avec ses facettes ressemblait à un oeil de mouche surdimensionnée (les deux ou trois ingénieurs en tabliers blancs sont devant l'écluse de verre à l'entrée), les draisines étaient trois si nous avons bien compté prenant en considération que sur la voie ferrée toutes les draisines se suivaient de près avant de passer les premiers aiguillages d'où les rails se divisaient pour entrer dans les différentes vallées et si nous admettons que sur chaque draisine (naturellement sans les voyageurs) se trouvaient un machiniste, deux soldats et un chien, nous en sommes presque sûrs, les numéros sur la plaque d'identification de la draisine, sur les capotes des membres de l'équipe et sur le collier du chien étaient identiques et correspondaient même avec les numéros des vallées et des groupes d'immeubles industriels, nous savons encore que les billets d'accès des voyageurs portaient ces chiffres et que leconducteur muni d'un longue-vue pouvait les contrôler à distance sans grandes inconvenances, et comme nous le savons déjà, il était prévu de prêter aux voyageurs des lunettes noires de soudeurs à autogène pour les empêcher de voir dans les autres vallées pendant la traversée des aiguillages qui changeaient parfois assez brusquement la direction des draisines, naturellement rien n'empêchait les voyageurs de se tenir ou s'accrocher afin de ne pas tomber sur la voie, et quand même quelquefois ils montraient de leurs doigts dans les vallées aux numéros différents du marquage aux billets car il était possible de soulever un peu les lunettes et d'apercevoir ce qui ne devait pas leur être montré, les forêts profondes qui clôturaient la vue à une distance minimale ne le permettaient guère. Admettons que les visiteurs entrants dans cette salle surpris par le théâtre extraordinaire ne se rendent pas encore compte du vacarme (dehors couvert par la musique) et ils cherchent une place convenable pour changer en spectateurs, pour devenir partie du processus majestueux qui ne trouvera nulle part son pareil, ils sont acteurs et spectateurs à la fois, naturellement ces tests et épreuves étaient que des simulations effectuées pendant le temps de nettoyage en réalité le nombre des spectateurs n'augmentait presque pas, même les scies circulaires ne tournaient plus un des spectateurs au manteau en plastique qui travaillait ici déjà longtemps s'est emparé du Gicleur Argenté et arrosait le mécanisme avec des trombes d'eau bouillante tandis que ceux qui étaient à proximité des scies essayaient de s'éloigner sans se faire remarquer mais les gardiens sur les galeries n'étaient point intéressés que se passe t-il dans le proscenium ils contemplaient les belles bagues et bracelets que des spectateurs leur ont offerts pour monter dans l'hiérarchie pour atteindre la galerie et devenir un des élus c'était aussi bien possible que le contraire l'était de descendre de cette galerie renoncer au grade qu'ils venaient d'acquérir et redevenir de simples spectateurs et des fois il se passait même que des gardiens descendaient brusquement eux aussi s'emparaient d'une belle voyageuse et sans se laisser déranger par cette dynamique irréversible ils serraient les beautés sanglotantes dans leur bras les couvrant de baisers ardents et ils sautaient sur la bande roulante du convoyeur pour atteindre les roues dentées des scies circulaires dans un seul clin d'œil.  

C'était tout à fait indésirable.

   

© copyright Ivan Hladky, Offenbach-sur-le-Meine 2006

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